Main menu
0:00
0:00

Des ombres frémissantes s’allongent

Sur les eaux claires de la rivière,

Des feuilles mortes tournoient,

Belles, élégantes, légères.

 

Et il y a cette odeur si forte, si étrange,

Qui monte de la terre fraîche, saisie par le froid,

Et dans le ciel transparent comme du verre

C’est à peine si l’on entend le cri des grues.

 

Et il reste encore du temps

Avant que le train m’emporte,

Avant que les roseaux pâlissent,

Avant que l’eau devienne sombre.

Print Friendly, PDF & Email