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Un brouillard glacé fume,

La première neige pèse sur les branches.

Et les fantômes deviennent réalité :

Le contour muet des toits inclinés,

La silhouette noire d’une haute église,

Et dans les cieux, sous la voûte du monde,

De lointaines étoiles, pâles comme des veilleuses d’icône.

Ni ennemi ni ami à cent verstes à la ronde.

A cent verstes à la ronde un silence profond.

Alentour tout est neige et ténèbres.

Maigre lueur d’une lourde lune.

 

Et moi, qui enjambe ces tombes enneigées,

Quand finirai-je mon voyage?

Il fut un temps où la Russie chantait, riait,

Aujourd’hui pleurer même est au-dessus de ses forces.
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